Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 12:48

Hey les p'tits loups !

Alors voilà, on est passé en 2012 !

Donc ce petit message pour vous souhaiter une bonne année -et bla, et bla- !

 

Et vive le rugby !

 

[P'tain elle continue...]

 

Colène ;)

 

 

Par Colène
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 22:46

Yop ! Ici Colène !

Aujourd’hui, on va parler un peu de musique. Ah ! Quel programme ! On s’attend à une discussion sur du rock endiablé ? Un classement des meilleurs groupes d’après les Solènitudiennes ? Que nenni.

Nous allons en fait nous intéresser aux paroles des chansons, et plus particulièrement, à leurs « non-message ».

 

Un « non-message » ?! Mais, qu’est-ce qu’un non-message ?

 

Et bien, c’est simple (enfin, je dis ça, je dis ça… va falloir que je trouve une définition maintenant…).

 

Partons d’un cas général : un simple texte peut vouloir délivrer un message. De grands écrivains déblatèrent ainsi pendant plusieurs siècles sur le sujet « qu’est-ce que la littérature ? » par exemple.

Certains autres textes se contentent de raconter une histoire de grand-mère au supermarché, sans idée philosophique en tête.

Mais, dans une dernière catégorie, certains textes, au contraire, peuvent prêter à confusion, car on ne comprend pas les paroles, elles semblent insensées, induisent en erreur. Ces textes, comme certaines chansons présentant les mêmes caractéristiques, font apparaître en fait les grandes lacunes de leur auteur, d’un point de vue du réalisme. De même que certains films d’action stéréotypés, ces écrits, ces romans ou encore ces paroles de chansons abêtissent le lecteur, l’écouteur, le spectateur… en leur délivrant un message erroné, aussi appelé désormais par ma divine personne « non-message ».       

 

 

Prenons un exemple (voir plusieurs, parce qu’on est franchement servis…) de message erroné : …

En fait, j’hésite, il y en a tellement =D

 

Bon, dans les jeux vidéo, par exemple. Un jeux archi vieux me vient à l’esprit : dans ce jeu de voiture, plus on détruit le circuit, plus on va vite. Je suis au regret de vous dire que ce n’est pas vrai dans la pure réalité. Si on s’amuse à renverser une poubelle (ou un chien, une grand-mère, un lampadaire, au choix ^^…) avec sa vieille Renault™, il y a des chances que la voiture marche moins bien après qu’avant. 

De même, dans les Sims. On a pourtant essayé, avec ma cousine, de vivre une journée en imitant les personnages virtuels, mais c’est voué à l’échec. Force est de constater que nous n’avons pas de barre de talent qui croît dés qu’on fait cuire des nouilles dans le micro-ondes, et qu’il est parfaitement impossible d’imiter le langage Simsien (on a juste réussi à comprendre que « Tship Tshop » voulait dire « au revoir », mais c’est pas super utile). 

[Bon, il y a des milliers d’exemples, je ne citerai pas certains jeux de guerre où des milliers de soldats sortent en moins d’une minute d’un petit bâtiment. Certains débattent sur la « non-réalité » des jeux vidéo, qui serait perturbante pour les jeunes adolescents –parce qu’ils sont les seuls à jouer…-, et proclament leur abolition complète et définitive, mais il faut bien se rendre compte qu’il n’y a pas que les jeux vidéo qui sont porteurs de « non-message »… On va voir ça en détail après. =D]

 

 

Autre domaine frappant : le cinéma, et encore plus généralement, la télévision. Bon, on n’abordera même pas les pubs connues pour leur réalisme époustouflant… mais on va plutôt regarder certains films.

Oh, regardez Twilight ! Bon, d’abord, ça parle de loups garous et de vampires, qui n’existent pas à ma connaissance. Ces films remplis de monstres sont vraiment cruels : déjà, c’est faux, ensuite, c’est perturbant (au même titre que les jeux vidéos xD) pour les petits enfants, ne distinguant pas le mythe du réel, persuadés qu’Edward va venir les manger ce soir. Et là, comble de l’horreur. Déjà, on m’a traîné pour aller voir le film. Et quand il commence, que vois-je ? Une biche, dans une forêt, avec une voix féminine en arrière son. L’héroïne serait donc là, sur l’écran, au milieu du bois ? L’histoire est en fait celle de ce pauvre animal ? Bon, j’ai vite compris, quand la biche se fait courser par 5 grands gaillards, qu’elle était juste là pour la déco, et que l’héroïne (la vraie), qui apparaît quelques minutes après avait plus ou moins une apparence humaine [elle a juste une tête de déterrée –ce qui nous fait un point commun-]. C’est un exemple parfait de non-message : je vois quelque chose, et dans ma grande naïveté, je l’interprète comme je peux. Sauf que l’interprétation est foireuse, et que, me voilà, moi, pauvre spectatrice, abusée de ma candeur et de mon ignorance.

On peut aussi parler de certaines émissions. Miss France m’a particulièrement marqué, cette année. Pour « masculiniser » les candidates, on a décidé de leur attribuer (arbitrairement, sinon c’est pas marrant…) des passions qu’elles n’ont pas. Ainsi, on voit Miss Limousin (ou miss Champagne, je sais plus trop) déclarer « Oui, j’adore faire de l’escalade, c’est ma passion », suivi d’une courte vidéo où on voit ladite Miss en train de « grimper » sur un rocher. Bon, on peut déjà dire que le Limousin n’est pas réputé pour ses montagnes, mais quand en plus on voit que la demoiselle a des ongles démesurés, véritables griffes, de 3 cm, on doute de ses capacités pour ne serait-ce que démêler une corde… Encore mieux, avec Miss Ile de France, qui nous dit qu’elle adore l’athlétisme. Re-petite vidéo, et là, c’est pas mieux : on aperçois la jeune fille placée sur des starting block, prête au départ. La voilà qui s’élance majestueusement… en footing (tellement lent qu’on à l’impression qu’elle reculerai s’il y avait du vent), pour aller faire le tour du terrain.   

 

 

Bon, voilà pour la définition (plutôt longue en fait) du « non-message » (qui était sensé être un terme simple). Pour récapituler, on voit bien que le non-message est en fait une simple forme d’erreur (ou d’absence de justesse) de la part des médias, livres, télé… qui induisent donc en erreur (oui, je me répète, mais en latin, on a vu que les choses répétées étaient aimées, alors je vais pas me gêner…) le spectateur, et l’abêtisse inéluctablement, en le faisant croire ou comprendre que ce qui est faux est en fait vrai.

C’est simple, je vous l’avais promis.

 

[On peut aussi partir sur le débat « les médias et leurs mensonges », mais je n’aurais plus besoin alors d’un simple article, mais d’un nombre considérable de volume de 1500 pages. Donc on revient au sujet…]

 

 

Avec toutes mes explications, vous vous demandez sûrement « Quel est donc le rapport avec la musique et le non-message ? ». Car il est vrai que l’on s’éloigne dangereusement du thème principal depuis le début. [Je dis « on », même si je suis seule à écrire, ça me donne l’impression de ne pas être l’unique fautive. Le lecteur est autant responsable que l’auteur de ce qui est écrit. Et toc.]

 

 

 

Donc, le rapport entre musique et non-message m’apparaît évident. C’est que, dans l’univers de la musique, là aussi, on trouve des non-messages flagrants. Qui n’a jamais écouté une chanson tout en se disant : « Mais, c’est complètement débile, ce qu’il dit ! » ou encore « J’comprends rien aux paroles, il parle pas assez fort » ?

 

 

Alors, prenons un exemple archi-connu, pour montrer les délires de certains paroliers. « Tri Yann, Les prisons de Nantes »

 

Voici les paroles (les vraies), et en souligné, les éléments choquants (ou pires).

 

 

Dans les prisons de Nantes

Y avait un prisonnier

 

Bon, ça commence bien. Déjà, on apprend qu’il y a plusieurs prisons à Nantes. Certes. Mais notez la tournure malheureuse de la phrase, qui fait qu’on a l’impression qu’il n’y a qu’un seul et unique prisonnier dans les dites prisons. Exemple flagrant de non-message.  

Au bout des premières secondes, « l’écouteur » est déjà troublé, et ne sais pas trop quel est le cadre exacte de l’action.

 

 

Personne ne vint le "vouère"

Que la fille du geôlier

 

Déjà, on peut remarquer l’utilisation d’un terme à peine français. Bon, passons, c’est pour donner un style à la chanson. Très bien. Mais il reste un sérieux problème de logique là dedans. Ne me faîtes pas croire que la fille du geôlier est autorisée à rester traîner dans les prisons ! D’après la chanson, on à l’impression qu’elle a élue domicile dans les cellules...

 

 

Un jour il lui demande

Et que dit-on de "moué" ?

 

Petit à petit, la chanson devient de plus en plus délirante. Ici, on a encore un terme alambiqué, mais surtout, une preuve de l’imagination du parolier. Comprenez-le : il a planté plus ou moins bien le décor, maintenant, il faut qu’il trouve une histoire passionnante à raconter. Alors il écrit « un jour », comme ça, comme si le prisonnier en question ne s’était jamais posé la question sur son état, en dehors de sa cellule, d’autant plus qu’il à l’air de connaître la fille depuis pas mal de temps. Et hop, d’un coup, ça lui viendrait comme ça, de s’inquiéter de son sort. Très réaliste.

 

 

On dit de vous en ville

Que vous serez pendu

 

Et on continue sur des paroles vraiment époustouflantes. Donc, si on récapitule bien l’action, le prisonnier et la fille se connaissent depuis belle lurette, et un jour, le gars se demande ce qu’il va lui arriver. Comble de malchance, il apprend qu’il va se faire pendre. Donc, ça fait plusieurs mois que le prisonnier croupi en prison, alors qu’il est condamné à mort. Tout le monde l’a oublié dans son cachot, ou quoi ? À n’y rien comprendre. Et la fille, qui sait trés bien le sinistre destin qui attend son (seul ?) ami, ne prend même pas la peine de le prévenir. Pas cool de sa part.

Mais forcèment, ça arrange le parolier, qui peut développer son intrigue, très poussée.

 

 

Mais s'il faut qu'on me pende

Déliez-moi les pieds

 

Oh oh. Encore mieux ! Donc, là, quand le gars apprend sa prochaine pendaison, il demande qu’on lui délie les pieds. Ah mais certainement, mais sur le coup, je ne vois pas vraiment le rapport. La suite de la chanson nous éclaire (faiblement) sur les raisons de cette demande. (Et on note aussi le manque de politesse du prisonnier...)

 

 

La fille était jeunette

Les pieds lui a délié

 

On note le terme dépréciatif, et on apprécie la qualité de ce distique (vivent les révision pour le bac de français) : ce sont les seules paroles de la chanson qui tiennent debout, indépendamment du reste. Et encore…

 

 

Le prisonnier alerte

Dans la Loire s'est jeté

 

Là, je suis complètement larguée. Donc, le prisonnier s’est fait délié les pieds, et il se jette désormais dans la Loire. Donc, il était en prison, mais il était juste attaché par les pieds (par des liens que la fille du geôlier a pas eut l’air d’avoir de mal à enlever), sans murs entre lui et la liberté. Donc, si on lui délie les pieds, il est libre. J’ai du mal à comprendre. [Mais ça nous explique quand même brièvement pourquoi il faisait cette demande pour le moins étrange]

 

 

Dès qu'il fût sur les rives

Il se prit à chanter

 

Donc, voilà : le prisonnier s’enfuit, et, au lieu de mettre le plus de distance entre lui et son cachot, Monsieur chante. Je crois qu’il n’a toujours pas compris ce qui risquait de lui arriver, à c’uilà.

 

 

Je chante pour les belles

Surtout celle du geôlier

 

Pas de remarque à faire. On se demande bien pourquoi il se décide à « chanter pour les belles », tout de même, mais à ce stade de la chanson, une si légère bévue ne se remarque plus.

 

 

Si je reviens à Nantes

Oui je l'épouserai

 

Aaah ! Je me répéte : il n’a toujours pas compris ce qui risquait de lui arriver, le prisonnier… Faudrait quand même qu’on lui dise que son projet de revenir à Nantes, bah c’est mort (ahah), parce que justement, s’il pose un pied (délié ou pas) dans la ville, on l’arrête. Et le projet d’épouser la fille du geôlier aussi, c’est niet : déjà, rien ne dit qu’elle est amoureuse du prisonnier. Ensuite, je pense que le geôlier doit bien se rappeler de la tête de L’UNIQUE prisonnier qu’il gardait, et qui s’est enfui à cause de sa « jeunette » de fille. Et par là même, refuser le mariage de ces deux âmes perverties.

 

 

Dans les prisons de Nantes

Y avait un prisonnier

 

Ah… on voit que le chanteur n’a pas encore compris ce l’histoire qu’il est en train de raconter depuis plusieurs minutes… Ca choque personne ?! « Y avait un prisonnier » … mais on a parlé de lui pendant toute la chanson, et on n’a parfaitement compris qu’il n’y était plus, dans ces fichues prisons ! Donc, confusion du parolier comme du chanteur, qui ne comprennent plus vraiment ce qu’ils font, et tout ceci entraîne logiquement le doute de l’auditeur.

Aaah, à moins que… ! À moins qu’en fait, la fille du geôlier se soit faite choper, et qu’on l’ai accusé à la place du prisonnier. Mais vu que son père a les clés, je ne pense pas qu’elle reste longtemps dans sa cellule…

 

 

 

Ainsi donc, on voit un exemple flagrant de non-message dans certaines chansons.

Et il y en a plein partout autour de vous ! Ouvrez bien l’œil, et vous apercevrez que ce monde est rempli d’illogicismes (sisi, ça existe).

 

 

(Les chansons de Tri Yann et d’Indochine sont quand même pas mal dans leur genre, pour leur portée de non-message).

 

 

Ceci était un non-article de Colène =D

Par Colène - Publié dans : Petites annonces et autres nouvelles
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 19:55

 

 

« Aaaah ! »

« Mais… qu’est-ce que t’as, Papa ? C’est à cause de demain ? Ça te stresse ? »

« Oui… C’est horrible, je… *émotion soudaine* »

« Mais, qu’est-ce que tu crains, exactement ? »

« Je crains… l’échec ! Le désespoir ! La lutte acharnée qui ne mène à rien ! »

« Oh, ne t’en fais pas, ça va aller. Tout le monde peut surmonter un échec. Je te le promets. »

« Je sais, mais… *sanglots* … j’ai peur. »

« Papa, arrête, c’est pas toi que le passe, le Bac… »

« Je sais mais… je suis tellement effrayé pour toi… »

 

[Dialogue typique entre un père et son enfant : les jeunes sont beaucoup moins stressés que leurs parents, pour le Bac de français. Ils savent très bien qu’ils vont le rater, tandis que les anciens espèrent encore un miracle…]

 

Et sur cette entrée très optimiste…

 

 

Bien le bonjour !

 

De retour (après une longue absence…) pour reparler du … fameux Bac de français !

Youpi !

 

Cette fois, abordons l’épreuve de l’écrit.

Alors, nous nous demanderons quel est l’intérêt de l’EAF (Epreuve Anticipée de Français, tout à fait).

Nous verrons comment et pourquoi y a-t-il un bac écrit de français, puis nous étudierons quelques méthodes pour arriver serein le jour dudit examen. [J’annonce de plus en plus mal, c’est pas possible]

 

Donc… cette année, le bac, c’est le 20 juin [Autrement dit, demain, tout à fait] ! Diantre, il ne reste plus que quelques jours, heures, secondes, pour réviser et se préparer ! Pas de panique, Colène est là, et elle va vous donner plein de conseils super pratiques pour ne pas vous payer une trop sale note ! Il suffit de glisser un petit papier de couleur verte, jaune voir même violet, si vous êtes fortunés, dans votre copie (sur votre papier, il doit y être inscrit un chiffre avec au moins 2 zéros).

 

Alors, pourquoi y a-t-il un bac de français écrit ? Et bien… tout simplement pour plomber la moyenne des candidats ! Cette vérité dite, poursuivons.

 

L’épreuve de l’écrit cherche à cerner les qualités de l’élève à comprendre et analyser des textes nébuleux et datant, le plus souvent, d’au moins IV siècles. Autrement dit : l’épreuve montre souvent l’incapacité du candidat, qui ne pige rien à son corpus (son ensemble de texte).

 

L’écrit comporte deux parties : tout d’abord, une ou deux questions, portant sur l’ensemble des textes du corpus. Ces questions sont sensées liées tous les textes ensembles, pour diverses raisons, que l’on perçoit tant bien que mal dans ces premières. Comment ça, c’est pas clair ?!

Prenons un exemple très concret : voici la question que j’ai eu à un contrôle de quatre heures (pseudo bac blanc, en gros)

* Quelle caractéristique de la situation théâtrale justifie le rapprochement de ces trois textes ?*

 

En effet, ça ne semble pas plus clair pour autant. Et rassurez vous, j’ai bien mis plusieurs minutes avant de comprendre la question, puis de trouver la réponse. En fait, cette réponse (que l’on pourrait résumer en quelques mots) est « ils sont tous cachés ». Je développe : dans tous les textes que j’avais, il y avait toujours un personnage qui était caché (c’était un truc sur le théâtre, hein). Alors, au lieu de demander « Quel est le point commun des textes ? », à laquelle question certaines élèves auraient répondu « il y a des gens qui parlent », la prof a préféré mettre * Quelle caractéristique de la situation théâtrale justifie le rapprochement de ces trois textes ?*, pour éviter tout contre sens malheureux. (Bon, y en a quand même qui on trouvé le moyen de répondre « il y a une histoire d’amour à chaque fois », mais j’avais prévenu : le bac est plus là pour montrer l’incapacité du candidat que ses aptitudes)

 

Donc voilà, une ou deux questions qui doivent, d’après les bulletins officiels et tout le bazar « faire appel aux compétences de lecture du candidat, et l’inviter à établir des relations entre les diffèrent documents et à en proposer des interprétations ».

Voilà en théorie à quoi servent les questions dites « questions de corpus ». Ces questions sont en générale sur 4 points, ce qui ne fait pas trop pencher la balance, par rapport au reste de l’épreuve, dont on va parler maintenant. [Quelle merveilleuse transition !]

 

 

Donc, pour la seconde partie de l’écrit… Déjà, un calcul rapide : 20-4 = 16. Aoutch. Donc, oui, la seconde partie est sur 16 points. On a le choix entre 3 sujets : commentaire, dissertation, écrit d’invention.

 

Commençons par le commencement :

 

 

* Le commentaire 

 

D’après les instructions officielles : « Le commentaire porte sur un texte littéraire (logique…) […] le candidat compose (j’adore ce terme, ça fait plutôt pompeux) un devoir qui présente de manière organisée (on essaye…) ce qu’il a retenu de sa lecture (autrement dit, pas grand-chose, quand on voit la note de certains candidats…) , et justifie son interprétation et ses jugements personnels (ce qu’on ne dit pas, c’est qu’il vaut mieux carrément éviter tout jugement personnel). »

Ah, rien que ça ?!

 

Le commentaire… en général, la plupart des gens ne réfléchissent pas et le choisissent. Vous ne comprenez pas le problème posé par la dissertation ? Vous ne savez pas très bien rédiger ? Qu’à cela ne tienne, prenez le commentaire ! (Tout le monde s’est déjà fait cette malheureuse réflexion, rien ne sert de nier).

Le commentaire, c’est simple en apparence : on a un texte, on trouve soi même une problématique sur ce texte et on organise tout bien ses idées pour donner l’impression au correcteur qu’on est super fort en français. Seulement voilà… encore faut-il comprendre le texte, trouvé une problématique adéquate, et être capable de justifier ses idées (quand on en a…). Pas si facile que ça en à l’air !

 

 

Ensuite …

 

 

 * La dissertation

 

Toujours d’après les instructions officielles : « La dissertation consiste à conduire une réflexion (reflé… quoi ?!) personnelle et argumentée (techniquement, on peut ne pas mettre d’argument, mais la note commencera par un 0) à partir d’une problématique littéraire issue du programme de français (ils sont mignons, ils nous précisent la matière, des fois qu’on ai oublié…). »

 

L’extrême opposé du commentaire. En général, on entend « je ne prendrai jamais la dissertation ! Ça à l’air trop compliqué ! ». Et ce n’est pas totalement faux.

Développons : on se retrouve avec une question d’ordre presque métaphysique sur les bras, avec une gentille recommandations : « vous utiliserez vos connaissances personnelles ». Ah ! Des fois qu’on ai envie de demander son avis au surveillant…  

Il faut donc connaître pas mal de livres (et pas le genre de livres qu’on lit pour se détendre…), pour les montrer en exemple, d’après les arguments qu’on a (ou pas). Galère galère. Surtout que beaucoup de profs ne se donnent même pas la peine de faire de dissertation en classe, avant le jour du vrai bac. (À l’opposé du commentaire, qu’on se farcit depuis la 2nde).

Bonne chance pour ceux qui choisiront la disserte’ !

 

 

Et maintenant…

 

 

* L’écriture d’invention

 

Son but à elle c’est de « tester l’aptitude (toujours ce mot à la bouche) du candidat à lire (si on s’arrête là, ça va) et comprendre un texte (mince, ça continue…), à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture (ça se complexifie légèrement, à ce niveau là…). L’exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible (ces deux notions ne sont pas compatible avec la matières, je crois…) du corpus […] »   

 

Un peu la même chose que la dissertation : soit en se lance (en serrant les doigts), soit on reste sages et on prend le commentaire (pour lequel il faut aussi serrer les doigts, de toutes façons…). Il faut savoir bien rédiger (ou, à défaut, connaître plein de mots savants), et comprendre la consigne (qui n’est pas toujours évidente).

 

 

 

Imaginons maintenant.

 

Il est 8 heures, début de l’épreuve. Vous êtes à votre bahut depuis 7 h 30 (parce que c’est écrit sur la convoc’). Déjà à nerf ? C’est normal.

 

Voilà, vous pouvez enfin entrer dans la pièce de l’examen. Ah, et on n’oublie pas de prendre ses affaires, brouillon et sujet compris (des fois qu’ils ne soient pas mis sur la table…).

Et que l’épreuve commence ! (Et que les moins désespérés survivent !).

 

Oh, petite question de corpus bien sympatoche. Imaginons : « en quoi les extraits sont-il des incipits ? » Ah ah, trop facile !

 

Hop, en même pas une heure, c’est réglé. Et là… le commentaire porte sur le texte que vous ne comprenez pas. La dissertation parle d’une séquence que vous n’avez pas vu en cours (parce que votre prof a fait grève : imaginons, j’ai dit). Et l’écrit d’invention vous demande de faire un sonnet, sauf que vous ne vous souvenez plus du tout du nombre de vers que doit comporter un sonnet. Aïe.

 

La panique s’installe. Des milliers d’idées se bousculent dans votre tête (et aucune qui peut vous aider pour écrire votre ‘composition’).

« Simuler un malaise ! En voilà une bonne idée ! Et je me débrouille pour pas rater la session de rattrapage. Aller, à 3, j’arrête de respirer, et quand je tombe dans les pommes, tout sera fini.  Un, deux et … Oh, c’est trop dur, j’ai peur. Ah ! Et si je m’amputai la main avec mon style plume, l’air de rien ? Et je déclare que c’est un accident. Mais ça va faire mal. Bon… J’attends que mon voisin soit parti aux toilettes, et j’échange nos numéros sur les copies. »

 

Et là, vous levez la tête, et vous remarquez que vous être à 1 mètre de la plus proche personne. Avec un surveillant qui à le regard fixé sur vous.

 

« Hum… mauvaise idée. Ok, je vais me lever et courir jusqu’au déclencheur d’alarme incendie ! Ou alors je… »

 

Vous vous empêtrés dans d’inutiles conjectures, et déjà deux heures de passées. De guerre lasse, vous laissez tomber votre tête sur la table et…

 

…vous vous réveillez. Ouf !

 

 

Donc, pour éviter que l’épreuve du Bac ne devienne aussi catastrophique que celui que je viens de décrire, écoutez bien mes gentils conseils.

 

 

[Oh, merci Colène ! Tu illumines nos jours ! Sans toi, notre avenir serait sombre et sans issue, mais par ta seule présence… nous sommes sauvés !]

 

Donc, pour commencer, il faut réviser ! [Colène, tant d’intelligence réunie en une seule et même personne !]

Et oui, et pour ceux qui n’avaient toujours pas commencé à relire leurs notes, ils vous restent à peu prés 12 heures pour réviser en vitesse. (Canïs, je sais que t’as rien foutu, ne mens pas…)

 

Bon, soyons honnête, c’est inutile : il vaut mieux se concentrer sur votre état d’esprit que sur les dernières révisions.

 

Déjà, préparez votre carte d’identité, et votre convocation. Je sais qu’il y en a qui n’ont toujours pas retrouvé l’une ou l’autre.

 

Ensuite, écoutez une bonne musique. Puis, faites de grandes respirations abdominales, pour évacuer tout le stress accumulé cette année. Pour les plus sportifs, vous pouvez aussi faire quelques étirements, mais c’est pas forcément obligatoire.

 

Ensuite, pleurez un bon coup. Il vaut mieux maintenant que pendant l’épreuve, non ? [Elle a encore pété les plombs, celle là…].

 

 

Ensuite, couchez vous tôt à l’heure que vous voulez. Et n’oubliez pas de mettre votre réveil !

 

Ces précautions prises, pensez à tous sauf au Bac. (Ou alors, vous risquez une bonne nuit blanche rien qu’à l’idée de la terrible épreuve qui vous attend).

 

 

Le matin, mangez bien ce que vous voulez. Et n’arrivez pas en retard ! Si vous avez envie, prenez bouteille d’eau, bonbons, drogue… Mais surtout, pensez à votre convocation et votre pièce d’identité, que vous aviez préparé la veille ! Vous êtes fin prêts !

 

 

Ah, et pendant l’épreuve… n’oubliez pas de respirer :p

 

Et sinon, mon premier conseil (à savoir, mettre un billet de 100 € discrètement dans la copie) est toujours d’actualité.

 

 

 

Pour les séries ES et S : d’après les prévisions (non, je ne parle pas de météo, on est bien d’accord…), la poésie est (comme chaque année) susceptible de tomber, de même que le roman. Ou alors l’argumentation. Mais n’oublions pas non plus le théâtre ! Bref, il y aura forcément une des séquences qui tombera demain. (Merci pour ses probabilités débiles - trouvées sur pas mal de sites…-).

 

 

Et bon courage, citoyen !

 

 

(De toute façon, demain, je vais pas réfléchir longtemps avant de choisir mon sujet… N’est-ce pas, Canïs ?! =D)

 

Colène

 

 

 

[EDIT]

 

Alors, voilà...

 

Journée de m*rde, temps de m*rde, salle de m*rde où faut monter 5 escaliers pour y arriver, table de m*rde que j'ai mis 15 minutes à trouver, surveillants de m*rde qui s'excitent 3/4 d'heures avant le début de l'épreuve "mettez vous dans une attitude de travail !", sujet de m*rde, écrit de m*rde : copie de m*rde (tout un aboutissement).

 

Et rendez vous le 11 juillet pour une note de m*rde =D

 

(Et demain, c'est l'oral... T_T)

 

 

Par Colène - Publié dans : La rentrée... Pfff...
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 18:27

Hi les So's, ça fait longtemps ! Vous allez bien ? :D

 

Un petit message pour vous souhaiter de  

Bonnes Vacances à toutes et Joyeuses Pâques ! ^^

(Ne mangez pas trop de Choucoulat non plus :3)

 

(Vous allez me dire qu'il est inutile de rédiger un nouvel article pour ça mais bon ^^

Surtout qu'il nous reste plus que 3 jours de vacances... ^____^)

 

Coucou à tous nos visiteurs (Ninja) ! :D

Par DEL - Publié dans : Quoi faire pendant ses vacances ?
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 23:16

 

   Bien le bonjour !

 

   Aujourd’hui, nous allons étudier quelques attitudes de profs de français, puis nous verrons une ou deux petites histoires concernant le merveilleux moment que chaque élève de première passe : l’oral de français. En dernier recours, nous parlerons d'un outil indispensable (enfin, pas tant que ça) à l'apprenti littéraire : les figures de style. 

[Quel plan mal annoncé !]

 

   Bon, soyons d’accord, le prof de français appartient tout d’abord à la catégorie des profs. Mauvais point pour lui. En effet, ça sous entend un rapport exécrable avec la jeunesse, et une aptitude innée pour la mauvaise foi.

Mais il y a pire : ce n’est pas seulement un prof, il fait aussi étudier le français. Comble de l’ignominie !

 

    Faire étudier le français… cela veut dire faire étudier une des langues les plus moches du monde [en toute honnêteté], à des personnes âgées de 15 à 18 ans (parlons du lycée), qui ont un langage propre à leur situation. (« Ouech gros ! »). Ce n’est pas tout : il a pour but de faire lire à ses élèves des livres écrits depuis plusieurs siècles, par des illustres écrivains qui n’ont jamais suscités le moindre intérêt chez ces jeunes gens. Enfin, le prof de français doit apprendre à ses disciples comment faire un commentaire littéraire.

[À savoir, comme le définit un auteur contemporain : « J’ai 10 lignes, j’en fais 10 pages »)]

 

   C’est forcément voué à l’échec.

 

 

 

  Il existe deux types principaux de profs de français :

1)      les gentils

2)      les méchants (ce qui peut sembler de prime abord totalement logique)

 

   La 2nde catégorie est beaucoup plus rare, les profs de français se contentant d’être des illuminés de première. [Ainsi, la prof de Canïs fait des fois des cours sur le fonctionnement des radiateurs. Intéressant, non ?]

Néanmoins, si vous avez la malchance de tomber sur un prof qu’on pourrait qualifier de « méchant », il y a des chances pour que vous tombiez sur un cas extrême. Il n’existe presque aucun prof de français équilibré d’esprit. Il semblerait que les deux notions (de prof et de français) qui le constituent le limitent à un comportement hors norme.

 

 

[Ma prof de français m’a appelé Colène sans faire gaffe… C’est une fan cachée de notre blog !]

Oubliez ça : les profs de français ne pourront jamais être vos amis. Jamais. *Air de propagande*

 

 

   Le pire, avec les profs de français, c’est quand vous devez passer lors de l’oral du bac. En général, vous ne connaissez pas la personne que vous avez en face de vous, mais on vous en a dit beaucoup de mal (rarement de bien, mais ça arrive). « Oui, elle est trop stressante ! » « Cui là, trop bizarre, il te pose des questions sur des trucs qu’on a jamais vu… » « Elle est trop sympa, t’as trop du bol de tomber sur elle ! ».

 

[En général, ¾ des profs de français sont des femmes. Tant de luttes féministes pour en arriver là…]

 

   Parlons un peu de l’oral : si vous avez de la chance, votre lycée organise des oraux blancs. Ce n’est pas qu’une contrainte : ça vous force à apprendre vos textes en milieu d’année, et, point positif : vous ne pouvez pas retomber sur le texte que vous avez déjà eu lors du premier oral blanc, durant le second. Résultat : vous avez bien révisez toute l'année, vous êtes fin prêt et connaissez deux textes par coeur !

 

   Néanmoins, ces oraux blancs peuvent être le lieu de très mauvais souvenir.

 

***

 

   Vous êtes conviés à 10 heures pour passer votre petit examen. Vous arrivez, l’air guilleret. Voilà qu’en entrant dans le bâtiment où à lieu l’épreuve, vous tombez sur toute votre classe, révisant à toute allure. Certains stressent, d’autres sont déjà passé et encouragent les suivants.

 

   Vous devez passer en tout dernier, et voyez vos compatriotes partir au combat. Au fil des minutes, vous pouvez deviner les textes qui resteront lorsque vous passerez. A 10 minutes de votre tour, vous comprenez. Les textes qui ne sont pas encore tombés, et dont un sera forcement pour vous, sont les plus durs.

 

   Vous entendez votre prénom. C’est maintenant et à jamais. [Ce moment va être décisif pour votre vie future, et va certainement déterminer vos choix de carrières. En fait, non, pas du tout.] Tandis que vous entrez dans la salle de torture, la prof vous dit « Bien, vous travaillerez sur De l’horrible danger de la lecture. Votre problématique sera Comment la satire ce fait-elle ici pamphlet ? Avez-vous compris tous les termes de la question ? ».

   Là, vous répondez, la voix trahie par l’émotion « Vous pouvez répéter ?! » tout en pensant « T’as pas un truc moins nul ? Tu sais, j’ai que 6 de moyenne ! Allez, sois gentille et passe moi la scène d’exposition de Ruy Blas avec une question aussi bateau que les autres profs ! Sileuteuplaîîît ! »

 

 

   Si jamais ça vous arrive pour de vrai, si jamais vous avez la malchance de tomber sur cette problématique, autant vous le dire : vous allez galérer. Vraiment galérer. Mais, quoiqu’il se passe, souriez quand même. On sait jamais.

 

***

 

   Certains profs sont réputés pour être très durs. Ainsi, il arrive que de jeunes gens s’enfuient en pleurant de la salle, harassé par tant de misère. En arrière fond, vous voyez le digne examinateur, sourire discret aux lèvres.

 

   Canïs, se préparant, assiste à la scène. On remercie au passage la prof (la mienne, soit dit en passant), qui nous fait une très belle démonstration de savoir solènitudien.

[À croire qu’elle a réellement pris des cours chez nous].

« Pourquoi l’appellation des philosophes des lumières ? »

Canïs répond bravement « Pour la lumière du savoir ! »

Elle jette un regard triomphant à la prof, qui répond dédaigneusement

« Non. Pour la lumière de la connaissance »

 

… AH

 

***

 

   À noter que j’ai raconté la petite anecdote à mon digne paternel. Celui-ci venait de me faire une heure plus tôt un éloge au français, tout en me demandant de rehausser mes notes dans cette merveilleuse discipline. Après avoir entendu l’histoire, il m’a répondu « Et après, les profs s’étonnent qu’on n’aime pas leur matière… »

   Un soutien adulte, ça fait du bien, croyez moi.

 

 

 

   Ah, les profs ont gagné cette bataille, mais il nous reste le bac pour gagner la guerre ! [Admirez la métaphore et souriez]

 

 

 

**

***

**

 

 

Etudions maintenant les figures de style (que tout élève parfait se doit de connaître)

Je suis dans l’obligation de dénoncer certaine incohérence ou autre ineptie qui se glissent dans nos cours. La vérité n’est pas si belle qu’on nous le dit.

 

 

 

THEORIES ET ANALYSES DES FIGURES DE STYLE

[De leur naissance à leur décadence]

 

 

Commençons par le commencement :

 

Figures dites par analogie*

 

 

La comparaison

Il est grand comme un immeuble.

Voilà, l’auteur compare une chose à une autre, au moyen de « comme » ou « aussi que ». Quelle classe incroyable ! (Non, ne pensez pas : « je fais pareil depuis que je suis en CE1, ça en vexerait plus d’un).

En résumé, la comparaison ne mérite pas sa place dans la liste des figures de style. Mais la langue française étant réputée être la plus belle du monde (qui y croit ?!), des éminents membres de je ne sais qu’elle académie on décidé de l’inclure. [Faut bien remplir les quotas, non ?]

 

La métaphore

Elle a la ruse d’une solènitudienne.

Plus fort que la comparaison ! On compare sans utiliser « comme » ! (En fait, il arrive que l’écrivain oublie des mots dans ses phrases. Dans ce cas, on n’appelle pas cela un oubli, mais une métaphore, c’est plus classe). 

 

La personnification

Des albatros (…) indolents compagnons de voyage. (Baudelaire)

La personnification… De multiples théories peuvent expliquer le but exact de cette figure de style.

Bon, imaginons…Qui pourrait en vouloir à un arbre ? Ou à un animal ? Personne. Donc les auteurs qui n’assument pas trop leurs idées se rassurent des fois en utilisant des personnifications. « Voyons, qui pourrait médire de mon héros ? C’est un albatros ! ». Au lieu d’écrire Madame Bovary [« On souligne les titres ! Tout de suite ! »], Flaubert et tous les autres auteurs qui ont étés critiqués sur leur œuvres, auraient peut être mieux fait de raconter l’histoire d’une coccinelle aveugle dans laquelle est dénoncé (implicitement) les mêmes problèmes de société que dans leurs bouquins respectifs. La personnification sert à ça. Beaucoup moins de problèmes en perspective. (Et je préfère lire l’histoire d’une coccinelle aveugle plutôt que Madame Bovary).

 

La prosopopée

Elle (la nature) me dit : « je suis l’impassible théâtre… » (Vigny)

Comme souvent, une figure de style ressemble à une autre. Là, c’est flagrant : la prosopopée est une personnification, sauf que l’animal ou l’idée (ici, la nature) n’a pas seulement un comportement humain. Elle parle. [Trop cool !] Sinon, c’est toujours la même histoire : c’est une personnification. La thèse vue précédemment (comme quoi les auteurs font passez leur idée à travers le comportement d’un être non humain) s’applique ici aussi. [Et admirez le vocabulaire littéraire que j’ai].

 

L’allégorie

La justice = une femme avec une balance (ancienne, hein)

Définition de l’allégorie, d’après mon cours : « Personnification d’une idée abstraite ». Wah génial ! Une figure de style dans une autre figure de style ! Trop forts ces écrivains ! Il n’y a pas grand-chose à dire d’autre, à part que l’allégorie n’a rien à faire dans cette liste, au même titre que la comparaison (que je viens de faire). En effet, l’allégorie, en général, c’est une image qui représente une idée. J’ai rarement vu un auteur dessiner dans son livre. Bon, il peut toujours décrire une femme qui se casse la gueule dans les escaliers, s’il estime qu’une erreur de justice à été commise, mais bon… De plus, ça ressemble quand même fortement à la périphrase, tout ça. 

 

 

*

 

 

Figures dites par substitution*

 

 

La métonymie

Boire un verre.

Ah ah. Vous faîtes des métonymies tous les jours sans être au courant ! Il n’y a pas grand-chose à dire dessus. C’est tout de même un procédé très utile pour réduire une expression en un seul mot (« un candidat à l’Elysée », c’est quand même mieux qu’un « candidat au poste de président de la République française », non ?).

[Propagande : tous aux métonymies ! Pensons écolo, réduisons nos rejets de (trop) nombreuses pages de livres !]

Point important pour la suite : il est écrit dans mon classeur (bien ordonné, ahem) de français « il s’agit par exemple de désigner un contenu par son contenant ».

 

La synecdoque

Vous dîtes adieu à ces murs que vous allez quitter. (Alain)

« Mais… mais c’est une métonymie ! ». Je comprends votre colère. Moi aussi, avant d’entendre parler de synecdoque, je pensais savoir ce qu’était qu’une métonymie. Depuis, je confonds les deux, et je n’ose plus prononcer leur nom.

Dans mon classeur de français, (oui, toujours le même, toujours en bordel), il est écrit « elle consiste à remplacer un mot par un autre lié au premier par une relation d’inclusion (la partie pour le tout ou le tout pour la partie) ».Damned ! C’est la même chose que pour la métonymie…

 

Résultat de l’analyse des 2 figures précitées : rien ne sert de comprendre, il suffit de ne pas s’attarder.

 

 

La périphrase

L’astre blême de la nuit (= la lune)

Tout le contraire de la répétition ! L’auteur a le mot « sur le bout de la langue », et décide d’utiliser une « pseudo-définition », afin de faire deviner au lecteur ce qu’il veut dire. L’emploi s’est généralisé, et maintenant, c’est devenu une fierté que de faire une périphrase.

En fait, une périphrase, c’est juste du bluff : « La messagère du printemps ». Oh, mais qui ça peut bien être ! Certainement quelqu’un de très important ! Que nenni, la périphrase ci-dessus fait référence à l’hirondelle. Tout ça pour en arriver là… [Bon, faut quand même avouer que messagère du printemps, ça en jette plus =D]

 

 

*

 

 

Figures dites par opposition*

 

 

L’antiphrase

C’est intelligent !

L’antiphrase est sensée être ironique. On peut soupçonner l’auteur de ne pas avoir assez clarifier ses pensées, de telle sorte que, fatigué, il écrit l’inverse de ce qu’il pense réellement. Des doutes planent sur cette antiphrase…

 

L’oxymore

L’obscure clarté qui entoure Colène.

L’oxymore ?! Très simple : tu prends 2 mots de sens le plus opposé possible, et tu les mets l’un derrière l’autre. Youpi, tu fais des figures de styles ! Les profs de français déclarent que l’oxymore renforce les mots de la phrase. Certains élèves trouvent que ça fait plus moche qu’autre chose, mais ils se taisent, de peur de représailles.

En fait, ça amène juste des doutes au lecteur : elle est claire ou obscure, cette fichue clarté ?!

 

L’antithèse (à ne pas confondre avec l’antiphrase, jeunes malheureux !)

Présente, je vous fuis, absente, je vous trouve. (Racine)

D’après mon cours, « on rapproche deux idées qui s’opposent ». Bizarre, comme technique. D’un autre côté, c’est quand même purement logique « Le jour, il fait jour ; la nuit, il fait nuit ». Si ça continue comme ça, même moi j’ai un avenir littéraire.

 

Le paradoxe

Le pénible fardeau de n’avoir rien à faire. (Boileau)

Certains disent que le paradoxe sert à surprendre ou à choquer. Pour le moins, oui… À noter que le paradoxe est en fait l’opposé de l’antithèse, qui lie deux phrases opposées entre elles, tout en conservant un semblant de logique, tandis que le paradoxe se contente de ne vouloir rien dire. Tout en ressemblant fortement à l’antiphrase, tout de même…

 

Le chiasme (par pitié, prononcez « kiasme » si vous ne voulez pas avoir l’air trop ridicule…)

[Riche en qualités, pauvre en défauts (c’est l’exemple que j’ai dans mon cours, et qui ne correspond aucunement à la définition, donc je rajoute un autre exemple)]

Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. (Molière)

Avouons le : c’est quasiment la même chose que pour l’antithèse sauf que… le mot à la fin de la première proposition se retrouve au début de la deuxième. Génial, en fait, c’est une antithèse. Mais ça rallonge la liste de dire que c’est diffèrent, alors… Pourquoi se priver ?! [Toujours ces histoires de quotas…]

 

 

 

*

 

 

Figures dites par amplification ou atténuation*

 

 

La répétition

Ce fut un grand homme. D’ailleurs, il n’y eu jamais d’homme plus grand.

Là, je me dois de protester ! On a beau nous dire « oui, c’est un effet de style, qui amplifie le terme, et lui rajoute de l’importance et qui … », rien n’est vrai. Soyons honnête : la présence de répétition prouve simplement que l’écrivain manque grandement de vocabulaire, et, n’ayant pu trouvé de substitut nominatif (celui là, j’l’aime bien) au terme qu’il désigne, il répète ce même terme (ah, j’viens d’en faire une…)

 

L’anaphore et l’épiphore

Paris est une ville [bla bla]

Paris est LA ville [blabla]

Paris est [blabla]

(L’épiphore, c’est pareil, mais en fin de vers)

Donc là, on note une similitude assez forte avec la répétition : c’est la même histoire, le poète, tout content du début de son premier vers, son imagination harassée par ce dernier, ne trouve rien pour commencer le deuxième. Qu’à cela ne tienne ! Il va les faire commencer pareil ! Eh hop, voilà comment masquer une panne d’inspiration !

 

La gradation

J’arrive ! Je cours ! Je vole !

Alors là… Bon, c’est simple : l’auteur à un sentiment très fort à faire passer. Mais, peut être estime-t-il qu’un mot exprimant son ressenti écrit directement serait trop « dur à vivre » pour le lecteur ? Alors, il fait passer son message à l’aide de mot successivement plus extrêmes les uns que les autres. (Le lecteur est donc mentalement préparé). Il peut exister une autre raison à l’existence des gradations : l’écrivain, pour une fois, trouve plein de mots qui correspondent à celui qu’il cherchait. Alors il les met tous. Dans un ordre plus ou moins croissant, pour faire genre que son esprit est ordonné.

 

L’euphémisme

Il nous a quitté (= il a claqué)

La légende dit que l’euphémisme est né pendant la période classique, où la règle de bienséance [hey, mais nous sommes des hommes bien !] voulait que l’on ne dise pas de mot « trop affreux ». Et maintenant, quand on me dit « il est partit », je réponds bêtement « où ça ?! ». Et les enfants font pareil. [Pas très flatteur pour moi, ça…]. L’euphémisme, c’est quand l’auteur a peur de dire quelque chose. Il dit quelque chose de plus « soft », et résultat des courses ? On comprend plus rien à ce qu’il voulait dire au départ. Osons dire ce que l’on doit dire ! [Encore de la propagande… Avec une répétition impressionnante du verbe « dire » =P]

 

La litote

Va, je ne te hais point. (Corneille)

L’exemple ci-dessus veut en fait dire « je t’aime ». Et voilà, la litote, c’est ça : encore une figure de style qui dit la même chose en moins bien, et en 3 fois plus long… On s’étonne que certains bouquins fassent 500 pages alors qu’ils ne racontent rien de bien passionnant. Normal, avec ce genre de phrases à rallonge...

(Un petit air d’euphémisme, tout de même, non ?)

 

L’hyperbole

Mort de rire. [Qu’on abrége couramment de nos jours ^^]

Il y a une idée d’exagération ? Hyperbole ! Simple, efficace. Et incompréhensible.

 

Le parallélisme

J’ai tendresse pour toi, j’ai passion pour elle. (Corneille)

Oh non ! C’est juste une antithèse inversée… Une non-antithèse ou quelque chose d’un genre approchant… Enfin, ça reprend deux propositions, et ça les fait commencer de manière identique… Retour à la case départ et à l’anaphore.

 

 

Voilà un des fardeaux que les élèves portent sur eux : toutes les figures de style se ressemblent.

 

 

*À noter que cette classification (analogie, substitution…) varie selon les profs et les manuels. Même dans leurs conneries, ils sont pas capables d’être un minimum synchro…

 

Pour ma part, j’aurai classer les figures de styles en 2 catégories : celles qui servent vraiment (qui réduisent le nombres de mots utilisés), et celles qui sont là pour faire joli (qui quadruplent le nombre de mots de la phrase).

 

 

Et maintenant, deux petites figures de styles mignonnes comme tout (oui oui, par rapport aux horreurs précédentes) :

 

Nouvelle catégorie : Les seules qui valent le coup [ou « Le meilleur pour la fin », comme on dit]

 

Ma préférée, le zeugma !

Il posa une question et son chapeau.

Merveille de construction, le verbe est suivi de propositions qui ne collent pas vraiment ensemble. Ça fait sourire, au moins (pas comme les autres phrases d’avant). De plus, il y a économie sur l’encre : deux phrases en une !

 

Une autre pour la route : le janotisme.

Il fit boire des jus de citrons à ses invités qu’il avait pressés lui-même.

          Encore une construction habile ! Avouez que la phrase prête à confusion =D. Et on peut en faire plein, qui ressemblent.

 

 

 

Conclusion des conclusions

Cherchez sur internet, regardez les cours de profs différents, parlez de figures de style à n’importe qui… Personne ne sera jamais d’accord sur ces (fameuses) figures de style. Le plus souvent ce sont justes des expressions courantes dans la langue française orales, retranscrites à l’écrit. De plus, les définitions sont souvent incompréhensible, et les exemples de nos bouquins de cours, pas vraiment frappants.

En bref : rien ne sert de les apprendre, même si vous passez le bac de français prochainement : écrire « questions rhétoriques » sur sa copie (et bien orthographié, s’il vous plait !) peut des fois suffire ! =D

 

Il n’existe qu’une seule figure de style : l’imagination couplée à l’envie, qu’on appelle le talent. =D

 

[Hop, digne d’un slogan publicitaire]

 

 

 

[Cette analyse, rigoureuse et poussée, présente donc des figures issues de livres écrits par de grands auteurs. Oui oui, entre parenthèses, c’est le nom de l’auteur ^^.

Quand il n’y a pas de parenthèses, c’est que c’est moi la digne inventrice. =D]

 

 

Allez, les enfants, si vous aussi, vous voulez épater vos profs de français, sortez leur un petit janotisme de votre confection !

;D

 

 

Colène

 

[Malheureusement, tous les faits cités ici sont parfaitement véridicts. Et les figures de style existent toutes bel et bien…]

 

 

Par Colène - Publié dans : La rentrée... Pfff...
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